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Emma

Producteur :
Lato Sensu ASBL
Texte :
DOMINIQUE BRÉDA
Mise en scène :
DOMINIQUE BRÉDA
Distribution :
JULIE DUROISIN

Dans ce "seule en scène", Julie Duroisin interprète Emma, une femme moderne, à des moments cruciaux de sa vie. Emma, encore enfant, précipitée trop tôt dans le monde adulte, fait étalage de ses connaissances scientifiques, raconte les derniers grands évènements qui secouent le monde. Nous la retrouvons à dix-sept ans, rebelle et stupéfaite, refusant de rédiger un compte rendu sur Madame de Bovary, roman écrit par le "super vieux" Flaubert. Puis, voici Emma à quarante ans, quittée par son mari, cuvant sa peine au vin, seule face à la solitude, elle va se plonger dans ce fameux Bovary pour y découvrir une lecture toute de miel et de guimauve qui va faire grandir sa colère envers le monde entier. Enfin, voilà Emma au soir de sa vie, elle tire les conclusions qui s'imposent, règle les comptes avec tous y compris avec elle-même et n'a toujours pas fini d'en découdre avec Flaubert.

Julie Duroisin signe une véritable performance, elle passe d'un rôle à l'autre avec un naturel confondant. Elle navigue entre humour et émotion, entre rires et larmes, entre pertinence du propos et poésie des mots.







JULIE DUROISIN -- Meilleur Espoir Comédienne au Prix de la presse 2009
DOMINIQUE BRÉDA (auteur et metteur en scène) - - Meilleur Auteur au Prix de la presse 2010

Extraits

Emma (17 ans) s’adressant à ses peluches :
«…Salut les peluches. Ça va ? Moi ça va pas, si vous voulez tout savoir. Vous connaissez Gustave Flaubert ? Moi non plus, ce matin, je ne le connaissais pas. J’étais au cours depuis 8 heures, la journée avait donc mal commencé, mais jusqu’au début de l’après-midi, rien de catastrophique n’était venu troubler ma grisaille existentielle»…

Emma (45 ans), un verre à la main :
«…La semaine dernière, j’ai lu madame Bovary. Je crois que, dans un premier temps, il s'agissait d'une forme de suicide. J'avais quand-même beaucoup bu. J'ai continué à boire. Encore et encore. Le livre était devant moi, sur la table de la cuisine. Je le regardais tandis que je m'imbibais d'alcool. Puis, j'ai commencé à me dire : « à quoi bon? Pourquoi tu te poses encore des questions sur la vie? Est-ce que tu crois qu'elle en vaut la peine? » Alors, sans réfléchir, j'ai pris le livre et je l'ai ouvert à la page une. Et j'ai lu la première phrase. Puis, j'ai continué. Page 2, page 5, page 15, page 50. Et je l'ai terminé à l'aube»…