
Combien de fois doit-on tuer la même personne avant de se sentir
vengé ? C’est la question à laquelle devra répondre Ritsuko qui est bien décidée à venger la mort de ses parents assassinés devant ses yeux.
Est-il possible de rendre l’esthétisme de la bédé japonaise sur une scène ? C’est le défi que tente de relever Belzébrute avec ce second volet de la trilogie de la vengeance, amorcée avec "Shavirez le tsigane des mers". Comme à notre habitude, nous ne reculons devant aucune difficulté. Nous mettons ainsi toute notre créativité à exécution pour concevoir des effets visuels étonnants et des trouvailles scénographiques audacieuses, reposant sur une trame aux multiples rebondissements.
Suite au succès de Shavirez, il nous fallait un projet qui sorte des sentiers battus et pousse notre travail plus loin.
« Manga » s’éloigne de l’humour de texte et du rythme « cartoon » pour entrer davantage dans la fantaisie de l’image et la poésie propre au dessin animé nippon. Certes, il y a une bonne dose d’humour clownesque, mais l’essentiel du spectacle repose sur l’ingéniosité de la mise en scène. Chaque tableau compte son lot de surprises.
« Manga » s’inscrit dans la lignée de « Verne », un numéro que nous avions créé en 2006 et qui a été pour nous une sorte de révélation. Nous tentons donc de créer un spectacle où les mots sont superflus pour raconter une histoire que les yeux et les oreilles pourront comprendre à eux-seuls. La musique omniprésente d’Amélie, de la projection vidéo, du théâtre d’ombres, des jeux de tissus pour symboliser des effets sanglants, de la manipulation de marionnettes, des chorégraphies de combat, un texte en pseudo japonais… tout un menu pour le deuxième opus de la trilogie de la vengeance !